DEMARCHES, METHODES ET OUTILS
Il est
parfois difficile de se mettre d'accord sur le partage des méthodes et outils.
Voici une proposition de classement des méthodes, outils et démarches pouvant être
utilisés en maintenance ou ayant un lien direct avec la maintenance.
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Démarche de
management
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Méthodes
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Outils
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TPM (dont automaintenance)
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PDCA (Roue de Deming)
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5M ou arbre des causes d'Ishikawa ou arêtes de poison
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5S
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MBF
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QQOQCP
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Kaizen
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Kanban
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Poka Yoke (détrompeur)
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Ingénierie
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Pareto ou analyse ABC
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Hoshin
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5 pourquoi
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Benchmarking
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AMDEC
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Brainstorming
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Par exemple la méthode SMED n'est pas abordée ici. C'est notamment parce
que son application est quasiment réservée à la gestion de la production.
A – Présentation
·
AMDEC
: Analyse des
Modes de Défaillances, de leurs effets et de leur criticité
·
MBF
:
Maintenance Basée sur la Fiabilité. Correspond à l’application en France de la
RCM Reliability Centered Maintenance développée aux Etats-Unis.
·
Benchmarking
:
Moyen de comparaison quantitatif et/ou qualitatif de performances avec un
référentiel (les définitions rencontrées sont très variables, elles se veulent
très restrictives ou très ouvertes selon les ouvrages). Le but est clair: le
benchmarking permet de mettre en perspective des axes d'améliorations.
·
PDCA
(dite Roue de Deming) : C’est une démarche d’anticipation et un moyen de
piloter efficacement des projets importants pour l’entreprise.
1. Plan/Prévoir
2. Do/Faire
3. Check/Vérifier
4. Act/Réagir
·
HOSHIN: système de
management qui permet de concentrer tous ses efforts et toutes ses ressources
dans la réalisation rapide d’un objectif.
·
Brainstorming (remue-méninges) a
pour but de produire un grand nombre d'idées sur un thème donné. Il favorise la
créativité des participants et permet de faire surgir des idées nouvelles.
·
Diagramme
de Pareto ou analyse ABC (exploitation des relevés de défaillance)
permet d'orienter la politique de maintenance à mettre en œuvre. Le but est de
faire apparaître les priorités, de faire le tour d'un problème ou d'une
situation (résolution de problème en groupe de travail).
·
Diagramme
d'Ishikawa
(diagramme causes/effets) dont le but est de formuler collectivement les causes
d'un problème, de déterminer avec précision les situations à problèmes, puis de
lister toutes les causes pour ensuite les classer en famille afin de les
positionner sur le diagramme. Arêtes de poisson ou méthodes des 5 M (Méthodes,
Milieu, Matière, Maintenance, Moyens).
·
QQOQCP
(Qui
?, Quoi ?, Où ?, Quand ?, Comment ?, Pourquoi ?). C'est une technique de
recherche des informations, pour faire le tour d'un problème ou d'une
situation.
·
Kaizen
:
cette démarche japonaise repose sur des petites améliorations faites au
quotidien, constamment.
·
MERIDE
:
évaluation des risques des défaillances des équipements en termes de quantité,
délais et qualité des produits, ainsi que leurs conséquences sur la sécurité et
l'environnement
·
TPM
(Total Productive Maintenance) : système de recherche du rendement global
maximum. Trois principes importants sont requis dans la TPM :
·
TRS
·
5S
(Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu, Shitsuke) se traduit du
japonais en français par :
·
Ordonner (ou plus
littéralement ôter l'inutile),
·
Ranger,
·
Dépoussiérer, Découvrir
des anomalies,
·
Rendre évident,
·
Etre rigoureux.
·
Auto
maintenance :
maintenance élémentaire réalisée par les agents de
production qui ont à disposition les procédures et les moyens techniques.
B – Cas particulier de la TPM
La TPM (Total
Productive Maintenance) est un système global de maintenance industrielle fondé
sur le respect des facultés humaines et la volonté participative de l’ensemble
du personnel pour rentabiliser au maximum les installations.

1 - Automaintenance :
Maintenance de premier niveau réalisée par les opérateurs.
Avantages
·
Gain en
efficacité : plus rapide = système pompier
·
Maintenance mieux faite car interventions avant la vraie panne
Inconvénients
·
La fabrication ne voit pas les
choses de la même façon
·
Risque de vouloir en faire trop
·
REX difficile (de petites pannes
répétitives non remontées peuvent générer une grosse panne)
·
Mal accepté par la maintenance
qui voit sa profession partir
Les
UAP (Unité Autonomes de Production) ont été, pour la maintenance, une version
renforcée de la " dilution " de la maintenance, abandonnée par le
passé. Aujourd'hui l'automaintenance revient au devant de la scène mais de
façon plus mesurée.
L'automaintenance
se définie très bien
·
sous forme de logigramme afin de
définir les rôles de chacun
L'automaintenance
nécessite :
·
un investissement de la part du
responsable de fabrication
2 - TRS :
Le TRS est un indicateur de mesure de l'efficience du management de la
maintenance. Il correspond au produit de trois indicateurs :
·
Taux de
disponibilité = D / C
·
Taux de
performance = E / D
·
Taux de qualité =
F / E
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A = Temps total
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B = Temps d’ouverture
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Fermeture
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C = Temps de charge (temps
requis)
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Sous-charges, pauses
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D = Temps brut de
fonctionnement
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Arrêts
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E = Temps net de
fonctionnement
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Ralentissements
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F = Temps utile de
fonctionnement
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Défauts
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TRE = F / A
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TRG = F / B
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TRS = F / C
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D’autres indicateurs peuvent être
utilisés au sein de l’entreprise :
·
TRG = Taux de Rendement Global
·
TRE = Taux de Rendement Economique
3 - 5S:
Usine bien tenue
(ordonnée, propre). Important pour :
·
la qualité du travail
·
l'image de marque Engagement de
la Direction qui commence à donner l'exemple mais très difficile à mettre en
place car remise en question de chacun. .
C – Cas particulier de l’AMDEC
L’AMDEC est
une méthodologie d’analyse en profondeur des pannes et des équipements
permettant de prendre des décisions telle que la mise à jour du plan de
maintenance ou la modification de la conception de l’équipement.

La
méthodologie à suivre est la suivante :
1. Une fonction est décomposée
éventuellement en systèmes
2. On réalise :
· Une
analyse fonctionnelle pour chaque système
· Une
analyse de dysfonctionnement des systèmes
tout
en faisant apparaitre les équipements concernés.
3. On réalise alors une AMDEC pour
chaque équipement concerné*
4. On en déduit les effets et leur
criticité
* Exemple de
support AMDEC :
D – Critiques des démarches et
méthodes
1 - Remarques à
propos des démarches et méthodes
La clef de
voûte de bon nombre de démarches et méthodes "imposées par les
managers" est l'implication et la participation. Or la participation des
acteurs n'est pas évidente à obtenir. Si la participation est formalisée
(fiches documentées, plan de progrès), les promesses d'implication ne sont pas
assurément respectées. La participation est assurément décrétée (engagement de
la direction) mais il faut veiller à ce que cela ne demeure pas formel. Le
formalisme peut engendrer un excès de contrôle, freinant la valorisation
-pourtant décrété également- des acteurs. Une réorganisation formelle n'est pas
assurément la façon la plus efficace d'évoluer. Dans le cadre de la TPM par
exemple, rien n'empêche un opérateur de remonter des informations fausses pour
donner l'apparence d'adhérer à la démarche.
2 - Cas particulier
de la TPM
La TPM met en
avant l'opérateur qui reprend une partie du travail de la maintenance. La
maintenance se trouve ainsi partiellement dépouillée au profit de la
production. Par contre dans le cadre de sa maintenance préventive, elle doit
souvent négocier la disponibilité des installations. Sur ce point la
maintenance se retrouve en position de force : la fabrication doit rendre
les installations disponibles. La démarche TPM n'a à priori de sens que si la
maintenance est rattachée à la production. Dans le cadre de la mise en place de
la démarche, on voit que le rôle, la répartition du pouvoir à l’intérieur de
l’entreprise se trouve profondément modifié.
3 - Problème
On remarque
que les différents méthodes et outils se superposent et/ou se complètent. Cela
complexifie la compréhension.
Sur la figure
suivante on retrouve une imbrication des outils et des différentes méthodes de
maintenance.

4
- Conclusion
En vertu du changement, on
assiste souvent au déploiement de méthodes qui ne sont en fait que de fausses
images cachant une réalité complexe. La méconnaissance de certains managers des
pratiques concrètes de fonctionnement est souvent constatée.
D - Outils et techniques
évoluées
Les outils
informatiques prennent de plus en plus de place dans la gestion de la
maintenance.
· GMAO :
gestion de la Maintenance assistée par ordinateur
· Applicatifs
pour réaliser de la maintenance conditionnelle
· Systèmes
experts
· Etc…