LES
EQUIPEMENTS
A - DTE : Dossier Technique Equipement
Dossier
destiné aux intervenants techniques dans le cadre de leur métier (maintenance,
méthodes, BE, etc...). Dossier papier qui est toutefois de plus en plus informatisé
(schémas type PID - Autocad, dossier constructeur - pdf, plan de maintenance
dans la GMAO). On y retrouve principalement :
o Dossier
technique (caractéristiques de l’équipement)
·
Dossier constructeur
·
documents achats dont cahier des
charges,
·
caractéristiques techniques,
·
factures pour la garantie,
·
coordonnées SAV,
·
catalogue des pièces détachées
·
liste des pièces critiques avec
référence et leur coût,
·
plans de toutes sortes (ensemble,
détail, montage/installation, vues éclatées) et schémas (fonctionnels,
techniques)
·
le mode d’emploi,
·
les notes d’entretien,
·
matériel de maintenance préconisé
·
équipements d’intervention et de
mesure
·
liste des outillages spéciaux
·
listings des programmes
·
automates
·
informatiques
·
Gammes et modes opératoires
·
Check-lists
o Dossier
historique (carnet de santé de l’équipement)
·
Dossier interne tenu à jour par la
maintenance (historique des modifications, OT, rapports d’expertise, etc)
·
Plan de maintenance
Le dossier
sera établi et classé selon les procédures en vigueur. Il est tenu à jour.
Rappel :
il est intéressant de faire une approche modulaire des équipements pour monter
le dossier.
B - Comment localiser les équipements
critiques ?
La
notion d'équipement critique est primordiale dans l'activité de maintenance.
C’est un critère très puissant qui sera utilisé très souvent, puisque une
attention toute particulière sera accordée à ces équipements.
Pour
déterminer la criticité d'un équipement, un certain nombre d’outils sont à
votre disposition. Tous partent de l’exploitation de l’historique de
maintenance (voir GMAO).
1 - Le diagramme de Pareto
Le
diagramme de Pareto permet de localiser rapidement les équipements qui tombent le
plus souvent en panne. L'analyse est réalisée en exploitant directement les
temps de panne des équipements qui peuvent être issus de la GMAO.
Le
diagramme de Pareto est la courbe du total des temps d’arrêts en fonction du
nombre d’interventions. Les interventions les plus longues sont représentées
les premières.

Cela
permet de s’apercevoir que 6,7% des interventions représentent 30% des heures
d’arrêt.
La méthode ABC de Pareto
Exploitez
votre historique de maintenance pour dégager des valeurs du type :
o A:
20% des temps d’arrêts de maintenance sont dus à des casses garnitures
o B:
12% des temps d’arrêts de maintenance sont dus à des arrêts d’électrovannes
o C:
7% des temps d’arrêts de maintenance sont dus à des arrêts d’automates
Exemple d'histogramme de Pareto

2 - Criticité des équipements
La criticité des
équipements peut être définie précisément par notation. La méthode est longue
puisqu'il faut énumérer chaque équipement. Elle peut s'avérer nécessaire quand
les historiques de panne ne sont pas disponibles.
Le groupe de
travail chargé de la notation doit avoir la même composition (pour que la
notation demeure homogène) et sera idéalement composé de personnes issues
de services différents mais concernées par les arrêts (maintenance,
production, méthodes, achats, etc...)
Le groupe de
travail pourra utiliser la grille de notation suivante :

La criticité
CR va se déterminer équipement par équipement en multipliant entre elles
les valeurs de critère :
CR = P x I x E x T
C - Analyse des défaillances
Après
localisation des équipements critiques il peut être judicieux d’entreprendre
une analyse des défaillances de ses équipements. Cette démarche nous fait
accéder à une maintenance « proactive » : démarche de progrès, les
défaillances deviennent sources de profit si elles sont correctement exploitées.
Pour cela on entreprend un diagnostic dont on définit l’étendu (équipement
étudié). Cette étude se fait au calme loin de la maintenance journalière. Elle
va regrouper les personnes susceptibles d’apporter des informations sur la
défaillance traitée (fabricants, BE, opérateurs, experts, etc.) via une AMDEC
par exemple.
La
norme X60-011 propose des familles pour regrouper les défaillances.
1 - Les causes des
défaillances :
Les
causes de défaillance sont intrinsèques (inhérentes) ou extrinsèques :
o Défaillance de conception
o Défaillance des composants
o Défaillance de fabrication
o Défaillance de montage
o Défaillance à l’utilisation
2 - Les modes de défaillance
Les
modes de défaillance sont nombreux, toutefois ils peuvent être classés en deux
catégorie :
Défaillance
progressive
Le
TBF s’arrête dès que l’on passe en dessous du « Seuil de la perte de la fonction
requise ».
Exemple :
appareil qui rouille.
Maintenance appliquée : Maintenance conditionnelle ou prévisionnelle
(surveillance d’un paramètre).
Défaillance
brusque

Exemple :
soupape.
Maintenance appliquée : maintenance systématique (bien connaître le TBF)
Remarque
Le mode de
défaillance est exploité dans les études AMDEC et à cette occasion on utilise
les modes de défaillance suivants :
- perte
de la fonction
- fonctionnement
intempestif
- refus
de s'arrêter
- refus
de démarrer
- fonctionnement
dégradé
D - Plan de fiabilité
L’étude des défaillances
doit déboucher sur la mise à jour (ou la création) d’un plan de
fiabilité : il se traduira dans le plan de maintenance. Ce plan doit
permettre de faire coïncider « Fiabilité prévisionnelle » et
« Fiabilité opérationnelle ».
On notera que l’être
humain est considéré comme environ deux fois moins fiable qu’un équipement
mécanique.