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La MAINTENANCE

DIALOGUE

EMPLOI

BENCHMARKING

LETTRE INGEXPERT - Juin 2006

 

La maintenance face aux problèmes d’aujourd’hui

 

Introduction

La maintenance est un métier passionnant. Il est complet : il demande de gérer des problèmes quotidiens et des problèmes à long terme. Les services maintenance sont composés d’un périmètre de biens. La nature, qui aime les équilibres, et le temps, éprouver les biens, engendrent des pannes à l’intérieur du périmètre.

Un bon chef de maintenance doit avoir une organisation de base sans faille que les problèmes quotidiens ne remettront pas en question. Il doit s’assurer que les biens soient le moins souvent en panne, surtout ceux qui sont stratégiques.

Plus les pannes sont nombreuses (et pire si elles perturbent l’organisation de maintenance), plus le coût de management d’un service maintenance va être élevé. Et plus la perturbation aura pénétré l’organisation, plus ce sera vrai et moins la sureté de fonctionnement pourra être assurée.

 

 

Objet de la maintenance

Un service maintenance a pour objet de fournir de la disponibilité à ses clients, que ce service soit sous-traitant ou organique d’un site de production matériel.

 

 

Management de la maintenance

Le service maintenance est composé de différentes fonctions. Chaque fonction requiert son niveau de compétence spécifique. De plus, les métiers abordés sont nombreux, il faut donc être certain d’avoir les bonnes compétences à chaque poste. Les compétences doivent évoluer en permanence autour des problématiques rencontrées. Elles doivent être contrôlées en continu.

Le service maintenance doit s’appuyer sur un plan de maintenance évolutif. L’équilibre préventif/curatif doit être pesé en permanence au moins des points de vue financier et disponibilité.

La documentation de maintenance doit s’enrichir en permanence, il s’agit de la documentation technique des équipements mais également des gammes et autres outils de préparation des travaux.

Un tableau de bord doit être renseigné de façon à constater l’évolution de l’efficience de la maintenance.

 

 

L’évolution de la disponibilité

En toute théorie, l’objet de la maintenance tourne autour du sujet central qu’est la disponibilité. Il n’y aurait pas à revenir dessus aujourd’hui s’il ne posait pas problème.

L’amélioration de la disponibilité est moins une question de moyen que d’application sereine des règles élémentaires de la maintenance. La réduction des coûts de maintenance peut passer en partie par des investissements massifs en équipements neufs mais il restera primordial de s’assurer de l’application des bonnes démarches de maintenance (« un mauvais ouvrier en aura toujours après ses outils »).

Il y a une notion capitale qui, de nos jours, doit être rappelée : une meilleure organisation de la maintenance génère l’augmentation de la disponibilité qui engendre elle-même une diminution des coûts de maintenance et renforce l’organisation. C’est un cycle qui, une fois enclenché, n’a aucune raison de cesser ! Aujourd’hui nous avons tendance à donner pour nom à ce cercle vertueux : « le progrès ». Il faut savoir l’initier, ce qui ne semble pas être à l’esprit de tous les mainteneurs.

 

 

L’externalisation de la maintenance - actualité

Par essence, le donneur d’ordres (contractant) et son prestataire de maintenance (contracté) n’ont pas les mêmes objectifs. Le premier doit augmenter la disponibilité de ses installations et donc voir diminuer le chiffre d’affaire du second ! Voilà notamment l’un des sujets que doivent encadrer les documents contractuels.

La maintenance externalisée n’échappe pas à la règle suprême de la maintenance : sans une organisation de base sans faille, il n’y a pas de maîtrise possible de la disponibilité.

Par rapport à la maintenance organique, un prestataire de maintenance possède des avantages qu’il doit savoir exploiter. Il existe bien des désavantages mais peu importants. Ainsi, par exemple, il ne peut se targuer de vivre l’« ingérence de son client » car il possède un périmètre clairement défini ce qui est normalement une force. Il doit savoir le protéger en imposant sa compétence.

Un maintenancier doit évoluer, progresser. Les biens qu’il maintient doivent profiter de cet élan. Mais il faut constater que ce n’est généralement pas le cas : par exemple, les entreprises de maintenance, professionnelles de la maintenance, semblent toujours arrêtées au stade de la petite entreprise de maintenance qui dépanne (sauf bien entendu pour les sujets de sécurité). Et pourtant tout a changé (voir article sur www.ingexpert.com/mailing/lettres/mars06 ).

 

 

Conclusion

Les prestations de maintenance peinent à porter toutes leurs promesses en terme de coût et de disponibilité.

Les documents contractuels de maintenance ont évolués pour pénaliser la rémunération du prestataire de maintenance si les signes de performance n’étaient pas au rendez-vous (via la clause de bonus/malus). Cette initiative, qui a au moins un recul de 5 ans, ne semble pas porter ses fruits. Les donneurs d’ordres se plaignent et les prestataires semblent ne pas comprendre ce qui se passe. La situation est pourtant simple. Non ?

 

Bonne maintenance.

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