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La MAINTENANCE

DIALOGUE

EMPLOI

BENCHMARKING

LETTRE INGEXPERT
Juin 2003

Les lettres Ingexpert vous permettent de mieux nous connaître autour de sujets concrets.

 

Sommaire

  1. Benchmarking: un ratio à l'étude
  2. Gain de temps facilement maîtrisable: traitement d'un cas particulier
    Préconisations

 


Sujet 1 : Benchmarking: un ratio à l'étude

 

1 - Benchmarking de ratios:

Le benchmarking est un moyen intéressant de cibler des évolutions. Cette méthode doit être utilisée à bon escient afin de partir sur de bonnes pistes. Et c’est là, en dehors de la difficulté d'élaborer de bonnes valeurs, qu’il faut être vigilant. Il faut comparer des choses comparables. Si cela paraît évident, ce n’est pas toujours respecté, cela fait notamment appel à une bonne connaissance du métier.

Nous allons traiter d’un exemple très populaire puisqu'il concerne un ratio très courant. Il est cité dans quasiment tous les cours liés à la maintenance. Et pourtant, il n’est pas le ratio le plus représentatif de l’activité de maintenance.

 

2 - Un ratio couramment rencontré:

Il est courant de comparer des services maintenance à l'aide du ratio R1 suivant :  

Coût de la maintenance

     Chiffre d’Affaire


Le Chiffre d’Affaire (CA) est décomposé de la façon détaillée dans la figure 11.

 


Figure 11 – Décomposition du Chiffre d’Affaire

 

3 - Le ratio R1 est-il représentatif de l’activité de maintenance?

Le ratio R1 tient notamment compte de centres de dépenses n'ayant pas de relation avec la maintenance. Ainsi par exemple, il ne paraît pas judicieux d'utiliser R1 pour comparer des services maintenance de sites de production consommant des matières premières différentes. Pour comparer la maintenance de différents sites industriels, la Direction ne pourra pas utiliser le ratio R1 si ses activités n'y sont pas comparables: même matières premières, même produits, même clientèle par exemple.

 

4 - Quels ratios utiliser?

Pour comparer des services maintenance liés à des exploitations à matières premières identiques on pourrait utiliser le ratio :

Coût de la maintenance .

Charges d’exploitation

Car en effet, les charges d'exploitation sont décomposées comme décrites dans la figure 12 ci-dessous:


Figure 12 – Décomposition des charges d’exploitation

 

Ainsi par exemple, une société de transformation de matière plastique pourra comparer ses sites de production possédant la même consommation de matière première.

 

5 - Le ratio idéal?

Vous l'avez compris, le ratio de benchmarking permettant de comparer des activités de maintenance entre elles sera fonction du sujet et/ou de l'objectif à atteindre. Toutefois, il sera certainement plus approprié d'utiliser le ratio suivant plutôt que le ratio R1 :

                     Coût de la maintenance                            .

Charges d’exploitation – Achats matières premières

 

Le ratio suivant est également intéressant:

Coût de la maintenance .

 Nb d'unités produites

Bien entendu, il sera utilisé pour comparer des sites fabricant le même type de produits, par exemple du point de vue de la qualité. Des informations, notamment typiquement maintenance, sont à valider:

Une bonne connaissance du sujet de la maintenance permettra de pondérer les valeurs retenues.

 

 

Sujet 2 : Gain de temps facilement maîtrisable, traitement d'un cas particulier

 

1 - Etat des lieux

Voici une mise en scène qui illustre la façon dont on peut perdre ¾ d’heures à l’occasion du déchiffrage d’une simple Demande d’Intervention (ou Avis d’Intervention). Un oeil neuf, par exemple dans le cadre d'un état des lieux, peut aisément déceler ce type de perte de temps.

            

I N G E X P E R T

I N G E X P E R T

I N G E X P E R T

Fig. 21 – Lecture d’une Demande d’Intervention par le préparateur qui ne comprend pas l’intervention demandée.

Fig. 22 – Le préparateur se rend sur place afin de comprendre la DI, mais il ne trouve pas l’équipement.

Fig. 23 – Le préparateur demande de l’aide auprès du chef de poste en salle de contrôle.

             

I N G E X P E R T

Fig. 24 – La DI a été émise par un opérateur d’un autre poste. Ses homologues du poste en cours ne comprennent pas d’avantage ce qu’il faut faire.

   

2 - Consolidation des informations

Il est ainsi constaté que le préparateur perd 54 minutes par jour à la recherche d’informations complémentaires pour comprendre certaines DI (ou AI) soit 11,25% de son temps. S’il est possible d’éliminer cette perte de temps, ou de la limiter fortement, nous tenons là un axe de progrès sérieux.
Rem: nous n'avons pas tenu commte du temps perdu par le personnel fabrication.

 

3 - Préconisations. Axes d’évolution.

Quelle(s) préconisation(s) réaliser ?

 

a - Traitement de l'information

Afin de diminuer le temps passé par le technicien à comprendre le travail à réaliser, il faut améliorer le traitement de l'information. Ce dernière passe par la DI, aussi tout le processus de la DI peut être remis en cause.

Contenu d'une DI

La DI doit permettre de :

La DI ne doit surtout pas comporter l'information "remède".

 

Validation de la DI:

Un agent doit filtrer et valider les DI. Celui-ci doit connaître parfaitement l'installation qu'il supervise. Il va ainsi filtrer les demandes en fonction du planning (DI en double, travaux connexes à des travaux déjà planifiés, etc...) mais également repérer physiquement les interventions. Il ne validera pas une DI sans en avoir compris la formulation. Il est l'interlocuteur du préparateur / ordonnancement.

 

 

N'hésitez pas à nous faire part d'un cas que vous souhaiteriez voir traiter: .