Compétitivité de la France: et si la maintenance s’y mettait

La maintenance représente au minimum 4% de toute activité, publique ou privée (coûts directs et indirects). Cela peut atteindre 18%. La maîtrise du management de celle-ci est souvent hasardeuse, que ce soit des points de vue financier ou technique.

La sous-traitance de la maintenance s’est installée en dogme à partir des années 1990. De grands groupes se sont engouffrés dans la brèche et accaparés la prestation de service en maintenance en se partageant aujourd’hui environ 70% du marché de la maintenance en France (maintenance de tout type de bien sauf l’informatique) avec une marge comprise entre 15 et 45% constatée (ils ne reconnaissent souvent que moins de 10%).

La maintenance en France est d’environ 171 + 115 = 286 Md euros (8% du PIB + 10% des dépenses publiques). Ne serait-ce que de faire 1% de gain de maintenance permettrait d’augmenter la compétitivité française de presque 3 milliards d’euros.

Il faudrait évoquer les accidents générés par les maintenances défaillantes et la course en avant de la réglementation que cela génère.

Je fais partie des rares personnes en France à m’intéresser profondément au sujet depuis des années. Je fais partie des derniers consultants à encore œuvrer spécifiquement dans le domaine de la maintenance. Les grands cabinets de conseils n’ont pas de spécialiste en maintenance, mais plutôt des multi-cartes. Le métier de maintenancier n’est pas nomenclaturé.

La maintenance est certainement le plus gros poste de dépense en France. La France a-t-elle une maintenance compétitive ? Je ne le constate pas très souvent. Très peu de responsables maintenance ou Directeur Technique maîtrisent le métier (étant inclus les entreprises faisant office de prestataires de service, bien souvent de très grosse taille).

 

LALOUX Guillaume, www.ingexpert.com

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